Vendredi 10 avril 2009
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Au gré des rencontres avec
les habitants, cette question est sur toutes les lèvres. Tantôt sous la forme du regret des actes passés, tantôt dicté par la crainte de l’avenir, le patrimoine apparaît comme un héritage à
préserver, à embellir, à transmettre.
Les Saint-Chamasséens ne s’égarent pas dans l’approche du sujet puisqu’ils nous citent les monuments, mais aussi les coutumes, l’âme
du centre ville, les chemins ruraux et d’autres particularismes qui font notre fierté. Les discours nous confortent dans cette certitude que la ville n’est pas seulement celle des édiles
municipaux qui brandissent une légitimité pouvant paraître naturelle ; la ville et ses alentours sont ce bien commun que nous souhaitons confier aux générations futures avec
mission d’y trouver le même plaisir.
Le patrimoine, c’est l’idée d’héritages légués par nos anciens et que nous devons transmettre avec la nécessité d’une permanence
durable. La propriété personnelle doit s’effacer devant cette logique.
Dans la mandature précédente, l’Adjointe à la culture avait dressé par deux ouvrages indispensables, un inventaire de ce patrimoine
que peintres et écrivains ont vanté pendant plus d’un siècle. Nous attendons de la nouvelle Adjointe, la même passion.
Et pour l’accompagner sur cette voie difficile, nous dresserons quelques constats pour rappeler les errements du passé.
Que sont devenues les calades du village ? Celle qui conduisait de la rue de la Fraternité à la rue du Baou a été cimentée d’une
manière sordide. Là où un aménagement doux aurait mis en valeur cette rareté, un vil crépis rouge imitant ces pavés à la mode a dénaturé le site. La magnifique calade qui permettait l’ascension à
la chapelle de miséricorde est dans un état très critique. L’électrification de la chapelle aurait pu être moins dommageable et la commune aurait dû prendre des mesures conservatoires. Il est
encore temps de s’y atteler pour conserver ce site.
Que dire des lavoirs qui étaient nombreux à Saint-Chamas !!!
Que dire des chemins ruraux annexés par les riverains !!!
Que dire de nos forêts, de nos zones humides, de nos campagnes !!!
C’est toute la politique du bien commun qui doit être une priorité.
Nous attendons beaucoup du Plan Local d’Urbanisme qui devra s’atteler à respecter notre patrimoine commun. A quand une réglementation
de notre bien commun ? En espérant qu’elle ne soit pas un camouflet du droit comme c'est le cas pour la réglementation du domaine public qui non seulement ne respecte pas le bien privé mais
brille cruellement par son absence en certains domaines.
Section MoDEM Saint Chamas
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